Tag Archives: créativité

Jackson POLLOCK : l’alcoolisme

19 Déc

JACKSON POLLOCK : L’ALCOOLISME
Le mot « alcool » vient de l’arabe Al Kuhl qui désigne la poudre d’antimoine, utilisée en alchimie (se rapproche de l’arsenic). Le mot a la même origine que le Köhl, maquillage qui rend les yeux brillants. Il s’agit donc d’un terme où se combinent le chimique et le magique, avec en arrière-plan du féminin.
Il s’agit essentiellement d’une forme d’appétence et de dépendance.

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Jackson POLLOCK : le peintre

24 Nov

JACKSON POLLOCK : le peintre.

Avec ce biopic de Jackson POLLOCK, Ed HARRIS s’attaque à un mythe de la peinture américaine comparable à celui de VAN GOGH en Europe.

Pollock est le nouveau « James DEAN » de la peinture américaine. C’est sans doute l’artiste américain le plus connu du XXème siècle. Il a incarné une nouvelle figure d’artiste, exaltation du génie en quête spirituelle, lancé dans un défi existentiel. Il a marqué toute la génération des peintres de l’après-guerr..e et il continue d’influencer la scène artistique actuelle.

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POLLOCK d’Ed HARRIS

12 Juil

affiche film Pollock

POLLOCK

Film d’Ed HARRIS

2000

 

 

 

POLLOCK est un film américain de 2000 (tourné en 1999), premier film d’Ed HARRIS en tant que réalisateur.

Ed HARRIS dit que l’idée du film lui est venue du fait que son père qui travaillait à la librairie du Chicago Art Institute, lui avait offert pour son anniversaire en 1985, une biographie de Jackson POLLOCK. Son père avait alors écrit : « Ce serait peut-être intéressant d’en faire un film ».

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Rêver

22 Fév

Ces dernières semaines, durant les événements mortifères de janvier, me revenait en tête la célèbre anaphore du discours de Martin Luther King « Je fais un rêve »/ « I have a dream », ce discours sur les marches du Lincoln Mémorial de Washington le 28 août 1963 pendant la « Marche de la liberté », discours point d’orgue du Mouvement des droits civiques, considéré comme l’un des plus marquants du XXème siècle, moment singulier et message d’espoir au-delà des frontières américaines [et accessoirement matériel pédagogique de mes professeurs d’anglais soixante-huitards et laïques, génération qui faisait des rêves et appelait l’imagination au pouvoir].

Au même moment, j’entendais des collègues psychanalystes de longue expérience, remarquer pour s’en plaindre que leurs patients rêvaient beaucoup moins qu’avant. On peut également noter que les enfants que nous recevons ne dessine plus beaucoup, tout accaparés qu’ils sont et ce dès le plus jeune âge par les images de leurs tablettes numériques et jeux vidéo.

Qu’en est-il en effet de la place, de l’espace (« l’espace de cerveau disponible »), de l’existence de cette vie psychique dont témoigne la psychanalyse et tout aspirant psychanalyste ? Cette vie psychique confrontée aux tendances désorganisatrices internes ou externes, confrontée parfois à un effroi médusant dans notre monde occidental pourtant relativement protégé de la violence, confrontée à l’acte, au difficile à élaborer, au détriment de la parole et surtout d’une parole intime.

Espérer être psychanalyste, c’est témoigner de la notion d’inconscient dans sa dimension heuristique vis-à-vis des différentes productions psychiques, des symptômes, de son effet thérapeutique au-delà de la simple catharsis des associations libres. C’est s’inscrire contre l’appauvrissement du psychisme par la pensée unique, par l’exclusion, comme par les méthodes qui dénient la place et la valeur de la vie psychique. C’est cultiver la capacité à s’étonner, à s’interroger, à se laisser toucher par la diversité des mondes et des modes de pensées.

La psychanalyse, les psychanalystes, n’ont guère de parole publique certes, mais ils ont pourtant beaucoup à dire des souffrances psychiques, des angoisses, du mal être et de plus en plus aussi des carences affectives, des séquelles traumatiques, des défauts de mentalisation, de tout ce qui fait le lit de gravissimes problèmes sociétaux.

Réhabilitons le rêve, la rêverie, alors même que l’ « ennui » devient un symptôme (les enfants s’ennuient à l’école, nous dit-on, parfois dès la Maternelle !). Rappelons que c’est cet « ennui » même, ce manque, qui permet à la pensée et à la créativité de se développer : un vide possible et supportable qui ne soit pas objet de haine [étymologiquement « ennuyer » vient de « in odium esse » soit « être objet de haine »] une « vacance » dans tous les sens du mot, une suspension de l’activité, un vide [« vacare » = être vide], mais aussi synonyme de liberté, liberté de penser, d’évasion, d’imagination, de voyage géographique ou intérieur.

Continuons donc à reconnaître en nos rêves, en nos rêveries, l’immense champ des possibles de notre intelligence humaine et opposer aux forces de destructivité, la réflexion et la création qui nous rassemblent.

Patrick MODIANO, prix Nobel de littérature 2014.

11 Déc

Le discours de réception du prix Nobel de littérature de Patrick MODIANO, simple et émouvant.

Ecrire contre l’oubli : la vocation du romancier vu comme un passeur : « devant cette grande page blanche de l’oubli, faire resurgir quelques mots à moitié effacés, comme des icebergs perdus à la surface de l’océan » :

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VOEUX 2014

1 Jan

PicturesRecevez mes vœux 2014

à la manière deKeith HARING

Conférence de Psychanalyse : La création littéraire

5 Nov

Conférence de Psychanalyse
LA CREATION LITTERAIRE

Institut Universitaire Rachi à Troyes

(Séminaire « Approches psychanalytiques Transmission passe et impasse »)
le 9 décembre 2013 à 20h3O

Argument :
Comment, pourquoi et pour qui écrit-on ?
Même si la capacité à créer reste pour Sigmund FREUD une énigme, l’artiste (et plus particulièrement l’écrivain), psychanalyste sans théorie et sans patient, utilise selon lui, une connaissance intuitive des formations de l’inconscient.
L’acte d’écriture permet donc d’avoir accès à l’inconscient, mais c’est dans sa transmission à la fois cathartique et heuristique, quand la singularité est assez authentique pour se hausser à l’universel, qu’il prend toute sa valeur.

PROCESSUS DE PENSEE (1)

2 Sep

Très tôt dans son œuvre, Freud s’est interrogé sur la pensée : qu’est-ce que la pensée ? d’où vient-elle ? Comment se constitue-t-elle ?

Le travail de la pulsion

Les excitations somatiques provoquent chez le nourrisson des états de tension interne auxquels il ne peut échapper. Ceux-ci constituent la source de la pulsion.

La pulsion, définie comme un concept limite entre le psychisme et le somatique, est  parfaitement inconnaissable en soi. Elle est liée, selon Freud, à la notion de représentant, sorte de délégation envoyée par le somatique dans le psychisme et ne devient connaissable qu’à travers ses représentants.

Ce travail de la pulsion qui consiste à transformer l’excitation endosomatique en quelque chose de psychique, est déjà une forme de pensée.

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ADOLESCENCE ET FANTASME D’IMMORTALITE

5 Fév

le-caravage-narcisse-1599Conférence du 31 janvier 2013

Médiathèque du Grand Troyes

Dans le cadre du cycle de conférences organisé par  l’Institut Universitaire Rachi et la Médiathèque du Grand Troyes :

« LES MÉTAMORPHOSES DE L’HOMME

ADOLESCENCE ET FANTASME D’IMMORTALITE

Une lecture pour introduire le sujet:
«Nous naissons, pour ainsi dire deux fois : l’une pour exister, l’autre pour vivre ; l’une pour l’espèce, et l’autre pour le sexe (…)
L’homme, en général, n’est pas fait pour rester toujours dans l’enfance. Il en sort au temps prescrit par la nature ; et ce moment de crise, bien qu’assez court, a de longues influences.

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Les arts plastiques, un outil de développement pour l’enfant?

6 Nov

Picasso

Intervention au CAFÉ DES PARENTS

de Sainte-Savine,

le 12 mars 2008,

dans le cadre du Festival COURS Z’Y VITE:

LES ARTS PLASTIQUES, UN OUTIL DE DÉVELOPPEMENT POUR L’ENFANT?

Lorsque le petit enfant naît, il n’est pas « fini », son système nerveux n’a pas encore atteint sa maturité : la myélinisation des nerfs, gaine isolante qui se forme autour des fibres nerveuses et qui assure la propagation du message nerveux, sa rapidité et sa bonne qualité est la dernière étape de la maturation du cerveau, elle débute à la fin du 2ème trimestre de la grossesse, elle est très active pendant tout le 3ème trimestre mais elle est encore rudimentaire à la naissance ce qui explique par exemple pourquoi le nouveau-né ne peut pas marcher. Il faut attendre la myélinisation progressive des différentes zones du cerveau pour voir s’accomplir les progrès moteurs, sensoriels et psychiques de l’enfant. Cette myélinisation va être intense de la naissance à 3 ans, période de grands apprentissages, pendant lesquels l’enfant va pouvoir acquérir la marche, la propreté, le langage et manifester les lignes d’une pensée cohérente. Elle se poursuivra ensuite plus graduellement tout au long de l’enfance puis de l’adolescence.

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