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LE COMPLEXE D’OEDIPE

10 Fév

Oedipe et le Sphinx-1864 Gustave Moreau

LE COMPLEXE D’ŒDIPE

 

 

 

Si FREUD n’a jamais proposé d’exposé théorique systématique du complexe d’Œdipe, celui-ci s’impose néanmoins comme un concept central en Psychanalyse.

Le complexe d’Œdipe joue un rôle essentiel dans la structuration psychique de l’être humain, il est l’organisateur central autour duquel se structure l’identité sexuelle de l’individu.

Il est selon FREUD « le complexe nucléaire des névroses ».

Pour l’illustrer, FREUD a choisi le personnage de la tragédie de SOPHOCLE : Œdipe-Roi.

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LE LOCATAIRE de Roman POLANSKI

23 Jan

    

LE LOCATAIRE

de

Roman POLANSKI

Film de 1976

D’après le roman de Roland TOPOR Le locataire chimérique paru en 1964.

Avec Roman Polanski lui-même, dans le rôle du héros TRELKOVSKY, et un casting aussi brillant qu’incongru : Isabelle Adjani (dans la beauté de ses vingt ans, qui vient de tourner avec Truffaut l’Histoire d’Adèle H.), ici dans le rôle assez ingrat de Stella, des légendes du cinéma américain telles que Melvyn Douglas (Monsieur ZY), Shelley Winter (la concierge), ou Jo Van Fleet, la mère de James Dean dans A l’est d’Eden, (ici madame DIOZ), Robert Fresson (dans le rôle de SCOPE), Claude Piéplu (un voisin) et des comédiens du Splendid ou du Café de la Gare : Josiane Balasko, Gérard Jugnot, Romain Bouteille, Michel Blanc, Rufus.

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AUGUSTINE d’Alice WINOCOUR

8 Nov

Sortie du film d’Alice WINOCOUR: AUGUSTINE.

Une idée pour notre groupe « Cinéma et Psychanalyse » ?

A Paris, en 1885, le professeur CHARCOT et la mise en scène de l’hystérie à la Salpêtrière.

Critique de Pierre MURAT (Télérama):

SYNOPSIS

Paris, hiver 1885. A l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, le professeur Charcot étudie une maladie mystérieuse : l’hystérie. Augustine, 19 ans, devient son cobaye favori, la vedette de ses démonstrations d’hypnose. D’objet d’étude, elle deviendra peu à peu objet de désir.

LA CRITIQUE LORS DE LA SORTIE EN SALLE DU 07/11/2012

On aime un peu

C’est la reconstitution d’un monde de femmes prisonnières. De leur corps. De leurs sentiments. De leurs pulsions. Dans la société hyper rigide de cette France du xixe siècle finissant, en des temps où la psychanalyse balbutie encore, on qualifie d’« hystériques » — autant dire de monstres — de pauvres victimes qui, aux yeux des braves gens, semblent possédées du démon. Dans son laboratoire, à l’écart de la médecine officielle, le professeur Charcot tente, par l’hypnose, de les guérir. Parmi ses patientes, une jeune fille, par les symptômes qu’elle éprouve, devient en quelque sorte sa malade favorite.

Augustine est le premier film le plus maîtrisé que l’on ait vu depuis longtemps. Chaque plan est cadré avec une précision méticuleuse, chaque décor, chaque costume sont choisis avec un soin maniaque. Tout est calculé. Presque trop. Même si elle voulait faire ressentir, à chaque instant, le lent étouffement, l’asphyxie permanente des personnages, on eût aimé, tout de même, que la réalisatrice laissât deviner dans sa mise en scène — de temps à autre, au moins ! — un petit souffle de liberté. Or, non…

A la vision des scènes à la Salpêtrière — défilé de femmes échevelées aux yeux fous —, on sent poindre un autre piège : le naturalisme. Mais, pour le coup, Alice Winocour y échappe très vite. Dès son premier court métrage, l’étrange Kitchen, sélectionné au festival de Cannes, on sentait son goût pour le fantastique. Il se déploie ici super­bement : la maison du professeur Charcot est une forteresse, sortie d’un film expressionniste. Les dîners entre le médecin (Vincent Lindon, impeccable, comme d’habitude) et son épouse (Chiara Mastroianni, impressionnante en bourgeoise livide) ressemblent à des réunions de vampires exsangues. Et les séances d’hypnose de Charcot sur Augustine deviennent, grâce à une mise en scène inspirée, une suite de rituels. Un spectacle, bien sûr, puisque les dignes confrères de Charcot y viennent comme au théâtre et applaudissent à la fin. Des cérémonies violentes, aussi, dignes de L’Exorciste, de William Friedkin. Et surtout des corps à corps à l’ambiguïté secrète : très vite amoureuse de son médecin, Augustine finit par simuler devant leur « public » des symptômes qu’elle n’éprouve plus.

Cette jeune femme, dont Alice Winocour fait une féministe avant la lettre — elle devient « maître » de son corps et de ses sentiments —, est interprétée par une comédienne-chanteuse, déjà vue et appréciée dans A l’origine, de Xavier Giannoli. Soko est la lumière du film. Elle est naturelle et vraie. Audacieuse, imprudente, elle ose tout ce que sa réalisatrice lui demande : on sent, entre elles, une entente. Mieux : une osmose. C’est cette complicité qui, dans ce film à l’esthétisme glacé, émeut et séduit.— Pierre Murat

Entretien avec Alice WINOCOUR , réalisatrice d’AUGUSTINE:

http://www.telerama.fr/cinema/a-sent-la-releve-alice-winocour-realisatrice-d-augustine,89120.php

Conférence du 17 Juin 2010 : La représentation de la mort dans l’art contemporain

23 Oct

  

La représentation de la mort dans l’Art Contemporain

Conférence Jeudi 17 Juin 2010 à 19h

Auditorium du Musée d’Art Moderne
Place Saint Pierre  –  Troyes

 

Argument

Dans notre société occidentale, traversée par le fantasme d’immortalité et le déni de la mort au quotidien, la représentation de la mort ou de ses avatars revient en force, notamment dans le domaine de l’art.
Y-a-t-il continuité ou mutation dans la façon d’appréhender la mort et de la représenter ?
Que nous dit la psychanalyse de la fonction de l’art pour représenter l’irreprésentable ?
Quel est le sens ou la fonction de l’universalité de ce thème ? Quels en sont les enjeux actuels ?

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