Archive | janvier, 2013

LE LOCATAIRE de Roman POLANSKI

23 Jan

    

LE LOCATAIRE

de

Roman POLANSKI

Film de 1976

D’après le roman de Roland TOPOR Le locataire chimérique paru en 1964.

Avec Roman Polanski lui-même, dans le rôle du héros TRELKOVSKY, et un casting aussi brillant qu’incongru : Isabelle Adjani (dans la beauté de ses vingt ans, qui vient de tourner avec Truffaut l’Histoire d’Adèle H.), ici dans le rôle assez ingrat de Stella, des légendes du cinéma américain telles que Melvyn Douglas (Monsieur ZY), Shelley Winter (la concierge), ou Jo Van Fleet, la mère de James Dean dans A l’est d’Eden, (ici madame DIOZ), Robert Fresson (dans le rôle de SCOPE), Claude Piéplu (un voisin) et des comédiens du Splendid ou du Café de la Gare : Josiane Balasko, Gérard Jugnot, Romain Bouteille, Michel Blanc, Rufus.

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Adolescence et fantasme d’immortalité

15 Jan

Dans le cadre d’une série de conférences sur “Les métamorphoses de l’homme”, organisées par l’Institut Rachi et la Médiathèque du Grand Troyes

Conférence de Christine SALAS sur l’adolescence, à la Médiathèque de Troyes, jeudi 31 janvier 2013 à 19 heures.

Adolescence et fantasme d’immortalité :

« L’adolescence est par excellence un temps de métamorphose. Durant cette période de transition, passage de l’enfance à l’âge adulte, marquée par les changements corporels et les bouleversements psychiques, les ruptures et les paradoxes, l’être qui « grandit » (voir l’étymologie latine « adolescere »= grandir), l’adolescent, doit éprouver ses conflits avant d’en trouver la résolution. Cette opération identitaire ne peut se concevoir sans la rencontre avec la question de la mort, à la fois angoissante et fascinante. De la capacité de l’adolescent à mettre en jeu cette confrontation à la mort, dans l’imaginaire ou dans la mise en acte, dépendra le devenir psychique du futur adulte. »

OEDIPE

3 Jan

 Le mythe d’Oedipe

Laïos, fils de Labdacos, avait épousé Jocaste et régnait à Athènes. Affligé de ne pas avoir d’enfant, il consulte l’Oracle de Delphes qui lui annonçe qu’un enfant né de Jocaste « tuera son père et épousera sa mère ». Laïos renvoit alors Jocaste sans explication. Celle-ci, mortifiée, l’enivre et l’attire dans sa couche, à la nuit tombée. Neuf mois plus tard, Jocaste met au monde un fils. Laïos  perçe les pieds de l’enfant d’un clou, les attache et fait exposer le bébé sur mont Cithéron.

Un berger  trouve l’enfant et le conduit à Corinthe où régne le roi Polybos. Polybos et son épouse Périboea qui déséspèrent d’avoir un héritier, s’attachent à l’enfant et lui donnent le nom d’ Oedipe (« celui qui a les pieds enflés ») du fait de sa blessure aux pieds. Ils l’élèvent comme leur fils sans lui révéler son origine.

Les années passent. Un jour, un Corinthien raille Oedipe, lui disant qu’il ne ressemble en rien à ses parents. Alarmé, Oedipe consulte la pythie de Delphes. Celle-ci lui répond avec horreur: « Va-t’-en, misérable, éloigne-toi de l’autel! Tu vas tuer ton père et épouser ta mère! ». Comme Oedipe aime tendrement ses parents et qu’il tremble à l’idée d’être cause d’un malheur, il décide de s’éloigner de Polybos et de Périboea et de ne jamais revenir à Corinthe.

Alors qu’il se trouve dans l’étroit défilé qui conduit de Delphes à Daulis, Oedipe, à pied,  croise Laïos, sur son char,  qui lui ordonne brutalement  de s’écarter et de lui laisser le passage. Une des roues du char écrase le pied d’Oedipe qui, fou de colère, jette  Laïos à terre. Pris dans les rênes et trainé sur la route, Laïos meurt.

Oedipe arrive à Thèbes où sévit un monstre sanguinaire, le Sphinx: corps de lion à tête de femme, queue de serpent et ailes d’aigle. Cette créature bloque l’accès à la ville, tuant et dévorant les voyageurs qui ne peuvent résoudre la devinette qu’elle leur pose: « peux-tu me nommer l’être unique qui marche à quatre pattes le matin, à deux le midi et à trois le soir? ». Oedipe répond sans hésiter que « c’est l’homme car il marche à quatre pattes quand il est enfant, sur deux pieds quand il est adulte et s’aide d’une canne quand il est vieux ». La sphinx, vaincue se jette du haut du mont Phicion et se fracasse au fond de la vallée. Les Thébains acclament Oedipe, le proclament Roi et lui donnent pour épouse Jocaste, veuve de Laïos.

Ils vivent heureux et des enfants naissent du couple incestueux: deux garçons (Etéocle et Polynice) et deux filles (Antigone et Ismène). Jusqu’au jour où  la peste s’abat sur Thèbes. L’oracle, de nouveau consulté, ordonne alors « chassez le meurtrier de Laïos! ». Oedipe  maudit le meutrier et le condamne à l’exil. Le devin aveugle Tirésias révèle la vérité, confimée par une lettre de  Périboea.  Jocaste se pend de honte et de douleur, Oedipe se crève les yeux avec l’épingle de la robe de la reine et renonce au trône.

Oedipe part sur les routes, conduit par la fidèle Antigone. Parvenu à Colonne, en Attique, dans le bois sacré où l’on vénère les Erinyes, il meurt. Purifié de son crime par Thésée qui l’enterre dans l’enceinte des Euménides à Athènes, sa sépulture reste un lieu sacré et bénéfique.