POLLOCK d’Ed HARRIS

12 Juil

affiche film Pollock

POLLOCK

Film d’Ed HARRIS

2000

 

 

 

POLLOCK est un film américain de 2000 (tourné en 1999), premier film d’Ed HARRIS en tant que réalisateur.

Ed HARRIS dit que l’idée du film lui est venue du fait que son père qui travaillait à la librairie du Chicago Art Institute, lui avait offert pour son anniversaire en 1985, une biographie de Jackson POLLOCK. Son père avait alors écrit : « Ce serait peut-être intéressant d’en faire un film ».

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Rêver

22 Fév

Ces dernières semaines, durant les événements mortifères de janvier, me revenait en tête la célèbre anaphore du discours de Martin Luther King « Je fais un rêve »/ « I have a dream », ce discours sur les marches du Lincoln Mémorial de Washington le 28 août 1963 pendant la « Marche de la liberté », discours point d’orgue du Mouvement des droits civiques, considéré comme l’un des plus marquants du XXème siècle, moment singulier et message d’espoir au-delà des frontières américaines [et accessoirement matériel pédagogique de mes professeurs d’anglais soixante-huitards et laïques, génération qui faisait des rêves et appelait l’imagination au pouvoir].

Au même moment, j’entendais des collègues psychanalystes de longue expérience, remarquer pour s’en plaindre que leurs patients rêvaient beaucoup moins qu’avant. On peut également noter que les enfants que nous recevons ne dessine plus beaucoup, tout accaparés qu’ils sont et ce dès le plus jeune âge par les images de leurs tablettes numériques et jeux vidéo.

Qu’en est-il en effet de la place, de l’espace (« l’espace de cerveau disponible »), de l’existence de cette vie psychique dont témoigne la psychanalyse et tout aspirant psychanalyste ? Cette vie psychique confrontée aux tendances désorganisatrices internes ou externes, confrontée parfois à un effroi médusant dans notre monde occidental pourtant relativement protégé de la violence, confrontée à l’acte, au difficile à élaborer, au détriment de la parole et surtout d’une parole intime.

Espérer être psychanalyste, c’est témoigner de la notion d’inconscient dans sa dimension heuristique vis-à-vis des différentes productions psychiques, des symptômes, de son effet thérapeutique au-delà de la simple catharsis des associations libres. C’est s’inscrire contre l’appauvrissement du psychisme par la pensée unique, par l’exclusion, comme par les méthodes qui dénient la place et la valeur de la vie psychique. C’est cultiver la capacité à s’étonner, à s’interroger, à se laisser toucher par la diversité des mondes et des modes de pensées.

La psychanalyse, les psychanalystes, n’ont guère de parole publique certes, mais ils ont pourtant beaucoup à dire des souffrances psychiques, des angoisses, du mal être et de plus en plus aussi des carences affectives, des séquelles traumatiques, des défauts de mentalisation, de tout ce qui fait le lit de gravissimes problèmes sociétaux.

Réhabilitons le rêve, la rêverie, alors même que l’ « ennui » devient un symptôme (les enfants s’ennuient à l’école, nous dit-on, parfois dès la Maternelle !). Rappelons que c’est cet « ennui » même, ce manque, qui permet à la pensée et à la créativité de se développer : un vide possible et supportable qui ne soit pas objet de haine [étymologiquement « ennuyer » vient de « in odium esse » soit « être objet de haine »] une « vacance » dans tous les sens du mot, une suspension de l’activité, un vide [« vacare » = être vide], mais aussi synonyme de liberté, liberté de penser, d’évasion, d’imagination, de voyage géographique ou intérieur.

Continuons donc à reconnaître en nos rêves, en nos rêveries, l’immense champ des possibles de notre intelligence humaine et opposer aux forces de destructivité, la réflexion et la création qui nous rassemblent.

VŒUX 2015

1 Jan

voeux 2015

Patrick MODIANO, prix Nobel de littérature 2014.

11 Déc

Le discours de réception du prix Nobel de littérature de Patrick MODIANO, simple et émouvant.

Ecrire contre l’oubli : la vocation du romancier vu comme un passeur : « devant cette grande page blanche de l’oubli, faire resurgir quelques mots à moitié effacés, comme des icebergs perdus à la surface de l’océan » :

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BIRDY (suite) : La névrose traumatique

29 Juil

La névrose traumatique :
On peut parler de névrose traumatique à propos des deux personnages, Al et Birdy, la névrose traumatique désignant les troubles psychiques qui surgissent au décours d’un choc affectif très intense, parfois après un temps de latence plus ou moins long : « type de névrose où l’apparition des symptômes est consécutive à un choc émotionnel généralement lié à une situation où le sujet a senti sa vie menacée. Elle se manifeste, au moment du choc, par une crise anxieuse paroxystique pouvant provoquer des états d’agitation, de stupeur ou de confusion mentale.

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BIRDY d’Alan PARKER

20 Mai

 

birdy

BIRDY

Alan PARKER

1984

 

 

 

Ce 6ème long métrage d’Alan PARKER, après Midnight express et The Wall, devenus films-cultes, connaît également un grand succès tout en suscitant des controverses.

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Marguerite DURAS

4 Avr

Aujourd’hui 4 avril 2014, nous commémorons le centenaire de la naissance de Marguerite DURAS née le 4 avril 1914 et décédée le 3 mars 1996. Elle fut l’un des écrivains les plus importants du XXème siècle et ses écrits qui résistent au temps qui passe sont de précieux témoignages sur les processus d’écriture.

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La création littéraire

16 Jan

Picasso femme écrivant

Conférence du 9 décembre 2013

Séminaire « Approches psychanalytiques : Transmission, passe et impasse »

Institut Universitaire Européen Rachi à Troyes

LA CRÉATION LITTÉRAIRE

Argument :

Comment, pourquoi et pour qui écrit-on ?

Même si la capacité à créer reste pour Sigmund FREUD une énigme, l’artiste (et plus particulièrement l’écrivain), psychanalyste sans théorie et sans patient, utilise selon lui, une connaissance intuitive des formations de l’inconscient.

L’acte d’écriture permet donc d’avoir accès à l’inconscient, mais c’est dans sa transmission à la fois cathartique et heuristique, quand la singularité est assez authentique pour se hausser à l’universel, qu’il prend toute sa valeur.

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VOEUX 2014

1 Jan

PicturesRecevez mes vœux 2014

à la manière deKeith HARING

Croire au Père Noël ?

25 Déc

Temps_modernes_ 77_L66Dans un article paru dans la revue Les Temps Modernes en 1952, Claude LEVI-STRAUSS réagit à un fait divers passé au premier rang de l’actualité le 24 décembre 1951 : le père Noël a été pendu et brûlé sur le parvis de la cathédrale de Dijon devant 250 enfants…Il s’agissait pour les autorités ecclésiastiques d’un geste symbolique destiné à soutenir la fête anniversaire de la naissance du Christ contre un Père Noël « usurpateur et hérétique », idole païenne signe de l’américanisation croissante de notre société.

Claude LEVI-STRAUSS constate le divorce entre l’opinion publique et l’église que manifestent les réactions unanimes contre cette ‘ »exécution » spectaculaire. Il s’interroge sur la « croissance subite » de ce rite (voire de ce « culte ») dans la société française d’après guerre et en recherche les causes : quelles sont donc les raisons qui ont poussé les adultes à inventer le Père Noël ?

Si la figure du Père Noël vient des Etats-Unis, il serait trop simple selon Claude LEVI-STRAUSS, d’attribuer son expansion à l’américanisation de notre société car les milieux ouvriers les plus hostiles au « made in USA » ont adopté  le Père Noël aussi volontiers que les autres catégories sociales.

La coutume du Père Noël est récente mais elle est, dit-il, le plus moderne des avatars d’un rituel dont l’importance a fluctué dans l’histoire, de même que l’invention du « sapin de Noël » qui syncrétise différentes exigences ( arbre magique, feu, lumière durable, verdure persistante) ou la « bûche de Noël » (la bûche de Noël, devenue pâtisserie, était au Moyen Age un tronc suffisamment gros pour brûler toute la nuit).

Le Père Noël, être surnaturel immuable auquel ne croient que les petits enfants et qui a pour fonction de récompenser  ceux-ci lorsqu’ils sont gentils, se rattache, dit Claude LEVI-STRAUSS, à un ensemble de croyances universelles et de rites d’initiation, dont l’élément constant est que « la mort rôde ».

Le Père Noël et sa distribution de cadeaux au cœur  de l’hiver, tandis que la nature se dépouille, que le froid domine et que  la nuit menace le jour, symbolisent le triomphe de la vie sur l’anéantissement car après le « retour des morts  » de l’automne et leur menace, « à la Noël, les morts comblés de cadeaux quittent les vivants pour les laisser en paix jusqu’au prochain automne ».

C’est sur les enfants, nos « petits anges » que repose le poids de la croyance et la fonction d’intercession avec un monde surnaturel, irrationnel : comme nous ne pouvons « partager pleinement l’illusion […], entretenue chez d’autres, elle nous procure au moins l’occasion de nous réchauffer à la flamme allumée dans ces jeunes âmes. La croyance où nous gardons nos enfants que leurs jouets viennent de l’au-delà apporte un alibi au secret mouvement qui nous incite, en fait, à les offrir à l’au-delà sous prétexte de les donner aux enfants. Par ce moyen, les cadeaux de Noël restent un sacrifice véritable à la douceur de vivre, laquelle consiste d’abord à ne pas mourir ».

Pour lire l’article de claude LEVI-STRAUSS dans son intégralité :

http://classiques.uqac.ca/classiques/levi_strauss_claude/pere_noel_supplicie/pere_noel_supplicie_texte.html

Pere_noel