La théorie psychanalytique (2)

9 Jan
  • 2ème topique

1ère Théorie des pulsions :                  

La pulsion (Freud a choisi le terme allemand « trieb », ce n’est donc pas un « instinct »/ « instinkt » en allemand, les instincts qualifiant le règne animal) est définie par Freud comme un concept limite entre le psychique et le somatique, c’est une poussée dynamique (elle a une charge énergétique, facteur de motricité, moteur de l’activité psychique) qui a une source, un but et un objet. Elle agit comme une force constante, comparable à un « besoin » (besoin de s’alimenter, recherche de satisfaction sexuelle par exemple) qui ne peut être supprimé que par la « satisfaction » qui correspond au but de la pulsion.

Si le but de la pulsion est toujours d’obtenir la satisfaction, la suppression de l’excitation à l’origine de la pulsion, l’objet de la pulsion, c’est-à-dire ce par quoi la pulsion peut atteindre son but, est variable : ce peut être un objet extérieur, une personne de l’entourage mais ce peut être également une partie du corps propre, l’objet est contingent, remplaçable.

Par la source de la poussée pulsionnelle, « on entend le processus somatique qui est localisé dans un organisme ou une partie du corps et dont l’excitation est représentée dans la vie psychique par la pulsion (Pulsions et destin des pulsions in Métapsychologie, Paris, Gallimard, 1968, p.19). Nous ne pouvons connaître la source de la pulsion que de manière indirecte, par ses buts.

Freud a toujours affirmé une conception dualiste du système pulsionnel. C’est le dualisme pulsionnel en effet qui explique en partie le  conflit intrapsychique, donnée majeure de la vie psychique.

Dans un premier temps de son œuvre, Freud ramène les pulsions à deux groupes originaires : le groupe des pulsions du moi, ou pulsions  d’autoconservation, (excitations liées aux fonctions physiologiques, dont le modèle est la faim), et le groupe des pulsions sexuelles.

Au cours du développement du bébé, les pulsions sexuelles s’étayent sur les pulsions d’autoconservation qui leur fournissent une source organique, une direction et un objet, ainsi dans le plaisir de succion du sein, la satisfaction de la zone érogène, la bouche, est un plaisir érotique lié au besoin de nourriture.

Ce n’est qu’une fois que l’objet extérieur est abandonné que les pulsions sexuelles deviennent autonomes.

Les pulsions sexuelles, nombreuses, proviennent de sources somatiques multiples et partielles et vont s’unifier progressivement en traversant une série de phases successives, les stades sur lesquels nous reviendrons,  jusqu’à la maturité sexuelle.

Le conflit entre ces deux groupes de pulsions est favorisé par la différence du fonctionnement psychique qui les régit : les pulsions sexuelles restent plus largement et plus longtemps sous la domination du principe de plaisir et peuvent trouver satisfaction dans l’activité fantasmatique tandis que les pulsions d’autoconservation ne peuvent se satisfaire que d’un objet réel et sont soumises au principe de réalité. Les pulsions du moi sont en relation plus étroite avec les activités conscientes, les pulsions sexuelles se déploient d’avantage dans le domaine des fantasmes inconscients. Ce sont ces dernières qui subissent le refoulement.

2ème Théorie des pulsions :

Après ce qu’il est convenu d’appeler le « tournant des années 20 », à partir du texte très important Au-delà du principe de plaisir, Freud opère un remaniement fondamental de sa pensée théorique et propose un second dualisme pulsionnel (pulsion de vie/pulsion de mort) ainsi qu’une deuxième topique : ça/moi/surmoi.

Nous avons vu précédemment que, selon la théorie analytique, le fonctionnement psychique est régi par le principe de plaisir. L’activité psychique a pour but d’éviter le déplaisir et de procurer le plaisir. D’un point de vue économique, le principe de plaisir tend à faire décroître les tensions désagréables ou pénibles : le déplaisir correspond à une élévation de la quantité d’excitation présente dans la vie psychique et le plaisir correspond à une diminution de cette quantité d’excitation. L’appareil psychique cherche donc à maintenir aussi bas que possible ou en tout cas aussi constante que possible, la quantité d’excitation présente en lui. En cela le principe de plaisir découle du principe de constance (énoncé par Fechner).

Or Freud a constaté par sa clinique, que certaines circonstances empêchent ou limitent la domination du principe de plaisir.

On a vu que le principe de réalité  vient réguler le principe de plaisir, en ajournant la satisfaction immédiate en fonction des impératifs extérieurs (on a vu la fonction de l’ « épreuve de réalité » qui va initier les premiers rudiments de pensée et remplacer le processus primaire incapable de combler le désir par le processus secondaire, la pensée).

La deuxième limite connue est le refoulement des pulsions. Le refoulement est à l’œuvre lorsque la satisfaction d’une pulsion qui serait susceptible de procurer un plaisir, risque de procurer du déplaisir à l’égard d’autres exigences dans un conflit interne au psychisme, le conflit névrotique.

Mais jusqu’ici il s’agit de conflits internes ; Freud va s’intéresser aux réactions psychiques face à un danger extérieur. Il constate que d’autres situations, les situations traumatiques, viennent aussi déborder le principe de plaisir.  Il va donc décrire deux situations où c’est la répétition qui va tenter de maîtriser l’expérience douloureuse.

Il faut rappeler que dans cette période d’après-guerre  mondiale (Au-delà du principe de plaisir est rédigé en 1919), Freud a été confronté à ce que l’on appelait alors les « névroses de guerre » (nous dirions aujourd’hui le syndrome de stress post-traumatique) avec le retour de l’événement traumatique sous forme de cauchemars le plus souvent.

Freud a participé au Vème congrès international de psychanalyse à Budapest en septembre 1918, consacré aux « névroses de guerre », il a écrit l’introduction des actes de ce congrès (publiée en 1919, sous le titre Introduction à la psychanalyse des névroses de guerre). Il y constate que la névrose ne nait pas ici d’un conflit entre le moi et les pulsions sexuelles refoulées (conflit intérieur propre aux névroses dites « de transfert » dans le cadre de la 1ère topique) mais là, « le moi de l’homme se défend contre un danger qui le menace de l’extérieur (…) Dans les névroses de transfert en temps de paix, le moi voit dans sa libido [la pulsion sexuelle] elle-même l’ennemi, dont les revendications lui paraissent menaçantes. Dans les deux cas le moi a peur d’être endommagé : ici par la libido, là par les violences extérieures. » (p.247).

Le soldat traumatisé est en proie aux cauchemars répétitifs. Dans un premier temps Freud rapproche cette fixation psychique au traumatisme des réminiscences dont souffrent les hystériques. Mais le fait que ces rêves reproduisent de façon répétée la situation traumatique est en contradiction avec la théorie selon laquelle le rêve est l’accomplissement d’un désir ; « la fonction du rêve est ébranlée et détournée de ses fins » écrit-il.

La deuxième situation où il observe un phénomène de répétition devant un danger extérieur, est celle du jeu des enfants.

Freud rapporte l’observation [connue sous les appellations « jeu de la bobine » ou « jeu du fort/da »] de son petit-fils Ernstl (Fils de Sophie, décédée, il deviendra lui-même psychanalyste). L’enfant âgé de 18 mois, a inventé un jeu lors des absences de sa mère, absences au cours desquelles, dit Freud, il ne pleurait jamais bien qu’il fut très attaché à sa mère : l’enfant s’amuse à jeter loin de lui tous les petits objets à sa portée, en même temps qu’il prononce le son « oooo » fort et prolongé (pour « fort » = « parti »). Un jour Freud le voit lancer de façon répétitive une bobine de bois attachée à une ficelle, en l’accompagnant du son « oooo », la faire disparaître derrière les rideaux de son lit, puis tirer la ficelle pour faire réapparaître la bobine en disant joyeusement « da » (= « voilà« ).

Le jeu comporte donc deux actes : disparition et retour, le deuxième acte procurant le plus grand plaisir à l’enfant. Avec ce jeu répétitif, écrit Freud, l’enfant « se dédommageait » du départ et de l’absence de sa mère en reproduisant avec ce qu’il avait sous la main, la scène de disparition et de réapparition, avec deux bénéfices distincts :

  • D’une part, l’enfant passif devant le départ de sa mère qu’il subissait, assume là un rôle actif en le reproduisant malgré son aspect désagréable.
  • D’autre part, l’enfant se venge de sa mère partie, en rejetant loin de lui l’objet qui la symbolise. Il exprime son agressivité.

L’enfant parvient à renverser la situation de façon symbolique : passif/actif, satisfaction d’une pulsion de maîtrise/désir de vengeance. « L’enfant, écrit Freud, ne pourrait répéter dans son jeu une impression désagréable que parce qu’un gain de plaisir d’une autre sorte, mais direct, est lié à cette répétition ».

Freud examine ensuite le destin de la répétition dans le transfert en situation analytique. Rappelons l’évolution de la technique analytique sur laquelle nous reviendrons : le but initial d’interprétation, de mettre à jour ce qui était caché dans l’inconscient du patient s’est heurté aux résistances de celui-ci. Freud a constaté que la remémoration ne suffisait pas et que l’analysé se voyait obligé de reproduire dans une « compulsion de répétition » les éléments refoulés du passé infantile, les situations douloureuses oubliées, dans l’ici et maintenant de la cure. C’est ce que l’on appelle le transfert.

Freud inaugure donc le remaniement topique en abandonnant l’opposition Conscient/inconscient pour introduire la confrontation entre le moi (qui comporte une partie inconsciente puisque les résistances de l’analysant et ce qui se joue dans le transfert, relèvent de l’inconscient) et le refoulé, totalement inconscient et menaçant pour le moi, la compulsion de répétition s’inscrivant du côté du refoulé.

[Pour rappel, dans la 1ère topique, le moi est le siège de la conscience. Le moi change donc ici de statut, il devient en partie inconscient. Dans la 2ème topique le moi est donc plus étendu que le système préconscient/conscient].

Dans le jeu de la bobine, la compulsion de répétition n’était pas en contradiction avec le principe de plaisir puisque la prime de plaisir était la plus forte. Mais Freud constate que le retour des situations déplaisantes ne comporte pas toujours de plaisir, comme le montre l’expérience du transfert ainsi que l’exemple de personnes, écrit-il, « qui donnent l’impression d’un destin qui les poursuit, d’une orientation démoniaque de leur existence » (p.66), ce qu’il nomme la « névrose de destinée ». Ces personnes semblent contraintes de répéter les mêmes péripéties douloureuses de leur vie. Il y aurait donc une compulsion de répétition qui se placerait « au-delà du principe de plaisir ».

Cette compulsion de répétition qui se manifeste dans le jeu de l’enfant, dans le déroulement de la cure où certains patients répètent, revivent au lieu de se les remémorer, certaines situations douloureuse qui ne comportent aucune possibilité de plaisir, dans la névrose traumatique où les effractions traumatiques viennent rompre la barrière de défense du psychisme (il y a une fonction de pare-excitation destinée à protéger le psychisme), fait office de « contre-investissement » [sur le modèle de la douleur physique]. Elle témoigne d’un effort de maîtriser le trop plein d’excitation, en recréant chez le sujet un état d’angoisse, l’angoisse permettant de mobiliser, de mettre en alerte et donc de préparer le psychisme, de lui éviter la surprise : « la préparation par l’angoisse (…) représente la dernière ligne de défense du pare-excitation » (p.86). Cette tâche doit s’accomplir avant que la domination du principe de plaisir, mis hors d’action par l’effraction du trauma,  puisse recommencer.

Derrière la compulsion de répétition se découvre la grande innovation de cette deuxième théorie des pulsions : la pulsion de mort, qui apparaît comme la pulsion par excellence.

La pulsion de mort n’est pas à entendre comme une pulsion criminelle. La mort est pour Freud le but final auquel tend tout être vivant et prend dans le psychisme l’aspect d’une aspiration fondamentale à la paix, au non-désir, à la réduction  des tensions : « tout être vivant meurt, fait retour à l’inorganique, pour des raisons internes, alors nous ne pouvons que dire : le but de toute vie est la mort, et, en remontant en arrière, le non-vivant était là avant le vivant » (p.100).

Freud trouve dans le principe de Nirvana (Barbara Low), tendance à maintenir l’excitation psychique à un niveau constant et aussi bas que possible, une correspondance avec la pulsion de mort qui tend à ramener l’excitation à zéro.

Le principe de plaisir et pulsion de mort ne sont pas contradictoires puisque l’autodestruction est une façon de diminuer les tensions internes et que la recherche du plaisir n’est parfois rien d’autre que la fin d’une douleur.

La conception de Freud reste dualiste et il introduit un nouveau dualisme pulsion de vie-Eros / pulsion de mort-Thanatos. Il y aurait une sorte de balancier entre les pulsions de mort pressées d’atteindre le but final de toute vie et les pulsions de vie qui font durer le parcours de cette vie. Pulsion de vie et pulsion de mort sont toujours intriquées, toujours combinées elles ne se rencontrent pas à l’état pur, même si la pulsion de mort qui travaille de façon plus silencieuse, finit toujours par l’emporter.

La pulsion de vie concourt à assurer le maintien de la vie et à en prolonger les effets, mais aussi à constituer des ensembles toujours plus vastes, tant au niveau individuel qu’au niveau collectif. Elle est un principe de liaison et d’union, sur le modèle de l’union des sexes, à l’encontre de la pulsion de mort qui aspire à la déliaison.

 La sexualité reste une constante dans la théorie de Freud, mais elle change ici de statut. Ce ne sont plus les pulsions sexuelles qui s’opposent aux pulsions de mort, ce sont les pulsions de vie. L’Eros est la figure métaphorique des pulsions de vie qui regroupent les pulsions d’autoconservation, les pulsions sexuelles, la libido d’objet et le narcissisme.

« En somme tous les constituants des théories des pulsions antérieures ne sont plus que des sous-ensembles réunis par une fonction identique : la défense et l’accomplissement de la vie par Eros contre les effets dévastateurs des pulsions de mort » (André Green Narcissisme de vie, narcissisme de mort p.11).

La seconde topique est un remaniement profond qui permettra à la psychanalyse de s’appliquer à de nouveaux champs et de proposer une nouvelle lecture des phénomènes sociaux (la guerre par exemple), de comprendre les forces à l’œuvre dans l’organisation et le devenir des sociétés avec la même grille de lecture que le fonctionnement psychique de l’individu.

Elle ne répudie pas les notions de conscient et d’inconscient, conscient/préconscient/inconscient ne vont plus désormais nommer des instances mais désigner des qualités. Les trois instances de la 2ème topique, ça/moi/surmoi ne vont pas les recouvrir.  La 2ème topique  propose une nouvelle explication en termes dynamiques et peut être superposée, sur certains points, à la 1ère.

  •  Le Ça hérite de toutes les caractéristiques de l’inconscient [il ne connaît pas le « non » ni la temporalité, il n’est pas soumis à la réalité externe. Il est régi par le principe de plaisir].

C’est la partie la plus obscure et inaccessible de notre personnalité.  Les pulsions y exercent leur force. C’est, dit Freud, un « chaos, un chaudron plein d’excitations en pleine ébullition » (Nouvelle suite des leçons d’introduction à la psychanalyse, OC XIX, 1995, p.156). Comparé à l’inconscient de la 1ère topique, il a perdu tout contenu représentatif (les représentations inconscientes de la 1ère topique) et il n’est plus qu’un centre énergétique, plus proche des excitations somatiques. La notion de ça renforce le dynamisme pulsionnel aux dépens de la représentation et accentue la part de l’irreprésentable dans le psychisme.

  • le Moi dans la 1ère topique était lié à la sphère préconscient/conscient, il était l’un des pôles du conflit psychique, le lieu des mécanismes de défense et en particulier l’agent du refoulement. Mais Freud avait dû reconnaître que le refoulement et les résistances qui en découlent échappent à la conscience.

Dans la 2ème topique, le moi hérite des attributs de la conscience : contrôle de la perception extérieure et interne avec une représentation structurée du temps et de l’espace, il est confronté au principe et à l’épreuve de réalité, au processus secondaire (il peut différer une satisfaction si la réalité ne la permet pas), il est le siège de la pensée objective, rationnelle, socialisée et verbale,  des raisonnements logiques, le principe de contradiction est repéré. Le moi correspond au siège de la  personnalité, il a une fonction d’identité (idée que l’on est un sujet unique avec une certaine permanence).

Il serait une erreur cependant de le considérer comme l’équivalent du conscient de la première topique puisqu’une partie du moi est inconsciente.

La conscience reste le noyau du moi mais le moi est en partie inconscient (le moi est le lieu des mécanismes de défense psychiques, des résistances, du surgissement de l’angoisse). L’inconscient ne coïncide plus avec le refoulé, tout refoulé est inconscient mais l’inverse n’est pas vrai puisqu’une partie du moi est inconsciente.

Le moi tente de trouver des compromis entre les pulsions du ça qui réclament satisfaction et les interdictions du surmoi, entre le principe de plaisir et le principe de réalité. C’est pourquoi dit Freud, « le moi n’est pas maître dans sa propre maison ».

Le moi est dérivé du ça, il en est dépendant. Il tient du ça son énergie (le ça est un réservoir pulsionnel, la seule source d’énergie de l’appareil psychique). C’est une partie du ça qui s’est organisée en raison des stimuli de la réalité externe.

Le moi est un être de surface, il représente la surface de l’appareil psychique, dérivé des sensations corporelles, principalement celles qui ont leur source à la surface du corps. Il est la partie du psychisme confrontée à la réalité, il a des fonctions d’intégration qui lui permettent une cohérence.

  • Une troisième instance doit intervenir pour expliciter le conflit psychique, l’instance la plus innovante de cette seconde topique : le Surmoi.

Le surmoi se différencie à partir du ça, structuré pas des processus d’identification (valeurs ou exigences parentales, identification au surmoi des parents), il garde du ça certaines caractéristiques, en particulier une intransigeance par rapport à ses objectifs.

Le surmoi représente l’instance morale dans toute sa sévérité, Il est l’instance psychique issue du complexe d’Œdipe. Gendarme héritier du complexe d’Œdipe,  c’est l’intériorisation des interdits, de l’interdit de l’inceste, des lois et des normes sociales. Il est l’agent du refoulement soit directement (il s’oppose aux gratifications pulsionnelles du ça), soit par l’intermédiaire du moi qui se soumet à ses exigences. Les forces répressives extérieures au sujet sont progressivement intériorisées et ressenties comme venant de l’intérieur. Son activité se manifeste en cas de conflit avec le moi par le développement des émotions qui se rattachent à la conscience morale, principalement la culpabilité.

Il représente à la fois les idéaux et l’instance critique et interdictrice.  Il est en grande partie inconscient. Selon ses exigences le surmoi peut être cruel, sadique ou protecteur.

Le surmoi assure la non-satisfaction immédiate des pulsions, il représente donc une sorte de liant social. Il est l’instance par laquelle chacun s’inscrit dans une lignée, dans une tradition, avec ses valeurs, par laquelle il les prolonge, d’où le rôle central que lui attribue Freud dans le processus civilisateur.

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